Pourquoi ce site ?
Imaginez
Une victime pousse la porte d’un commissariat.
Elle vient de vivre l'inacceptable.
Elle hésite.
Elle tremble.
Elle sanglote.
Elle le sait :
parler, c’est déjà revivre.
espérer, c’est déjà prendre un risque.
Elle parle pourtant.
Puis viennent les questions.
Les vérifications.
L'attente.
Et puis souvent ...
Rien.
Pas de condamnation.
Pas de protection.
Pas de changement.
Ce que vous devez savoir
• 1 violeur sur 100 est condamné
• 65 % des détenus récidivent
• 95 % des infractions échappent aux autorités
Ces chiffres ne sont pas une anomalie.
Ils sont la conséquence logique du système pénal.
Ce n’est pas un problème de moyens.
C’est un problème de modèle.
Il y a quelque chose que nous ne voyons pas
Pas parce que c'est caché.
Pas parce que c'est complexe.
Parce que cela paraît évident.
Tout le système repose sur une seule idée
Punir suffirait
Et si cette idée était fausse
Alors tout devient clair :
• les échecs
• la récidive
• l'impuissance
Et soudain ... une possibilité apparaît
celle de faire autrement
Nous avons déjà vécu cela
Pendant des siècles, une évidence s'imposait :
le soleil tournait aurtour de la Terre.
Puis Nicolas Copernic.
Et Galilée.
Et si nous étions face à une évidence du même ordre ?
Certaines évidences résistent longtemps.
Précisément parce qu’elles paraissent évidentes.
Pourquoi y croyons-nous encore ?
Parce que c’est humain.
Le coupable doit payer.
La faute doit être sanctionnée.
Ce réflexe est légitime.
Mais il peut nous aveugler.
Il nous fait confondre ce qui soulage…
et ce qui protège réellement.
Ce site part d’un doute
Et si le problème n’était pas un manque de fermeté…
mais une erreur de raisonnement ?
Le vrai courage
Ce n’est pas de punir plus.
C’est de regarder ce qui ne fonctionne pas.
C’est d’accepter de douter.
C’est de chercher ce qui protège vraiment.
Comme l’a dit Robert Badinter :
« Ce serait une victoire de l’être humain sur lui-même. »
Il ne s’agit pas d’opposer fermeté et compréhension.
Il s’agit de les rendre efficaces ensemble.
Un choix collectif
Continuer à renforcer un modèle inefficace.
Ou avoir le courage de le faire évoluer.
Parce que tout commence ici
Si nous acceptons de voir …
alors nous pouvons enfin agir.
Ce site dérange
Il ne cherche pas à vous rassurer.
Il remet en cause une croyance profonde.
Mais il fait quelque chose d'encore plus important :il vous permet de voir.
Une invitation
- Comprendre pourquoi la justice pénale échoue
- Identifier les mécanismes qui entretiennent cet échec
- Explorer ce qui pourrait réellement protéger
Ouvrir un nouveau cadre d’action
Non pas pour affaiblir la justice.
Mais pour enfin la rendre à la hauteur de sa promesse : protéger.
Si vous êtes prêt…
➡️ Regardez les cercles vicieux
➡️ Comprenez pourquoi ça échoue
➡️ Découvrez ce qui pourrait fonctionner

Examinons ensemble ...
... trois thèmes qui révèlent le fonctionnement parfois chaotique de la justice pénale. Chaque fois, ce sera l'occasion de formuler des propositions originales permettant de créer une justice (plus) performante.
-
Après avoir été victime d'une infraction, la victime va-t-elle devenir victime ... de la justice ?
-
L'emprisonnement rend-t-il le détenu "meilleur" ? Si non, à quoi bon ?
-
La lutte contre le narcotrafic, l'exemple de ce qu'il ne faut (surtout) pas faire !

Libérons la justice ...
... de ses "cercles vicieux"
Libérons la justice de ses cercles vicieux.
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Un cercle vicieux, c’est simple.
Une mécanique qui tourne sur elle-même.
Causes et effets se nourrissent.
Et, à chaque tour, la situation se dégrade.
On agit…
et l’on produit exactement ce que l’on prétend éviter.
_______
C’est cela, aujourd’hui, la justice pénale.
Une machine qui répond à la récidive par plus de répression.
Et qui, ce faisant, fabrique les conditions de la récidive suivante.
Plus de peines.
Plus de prison.
Plus de ruptures.
Et, au bout,
plus d’insécurité.
_______
Rien n’est accidentel.
Tout s’enchaîne.
_______
On croit corriger.
On aggrave.
On croit dissuader.
On alimente.
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La dégradation n’est pas brutale.
Elle est progressive.
Continue.
Presque invisible… jusqu’à ce qu’elle devienne évidente.
_______
Alors, il faut commencer par là.
Nommer ce qui est à l’œuvre.
Voir la mécanique.
_______
Parce qu’un cercle vicieux a une force :
il donne l’impression d’être nécessaire.
Comme s’il n’y avait pas d’alternative.
_______
Mais il a aussi une faiblesse.
Dès qu’on le reconnaît,
il cesse d’être une fatalité.
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Briser le cercle ne commence pas par une réforme.
Cela commence par un regard.
Lucide.
Sans détour.
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Identifier.
Comprendre.
Et seulement ensuite… agir autrement.
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Le cercle vicieux désigne une situation inextricable et dangereuse où des effets et des causes s'auto-alimentent, dégradant continuellement la situation.
Cette définition du cercle vicieux rend parfaitement compte de l'état actuel de la justice pénale dont la dégradation s'aggrave de jour en jour.
Pour briser un cercle vicieux, il faut d'abord l'identifier !
... en posant "les vraies questions"
Libérons la justice ... en posant les vraies questions.
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Remettre en cause la justice pénale, ce n’est pas ajouter une réforme.
Ni corriger à la marge.
C’est s’arrêter.
Et poser les questions qui dérangent.
_______
Pas les questions techniques.
Pas celles qui optimisent.
Les autres.
Celles qui obligent à réfléchir vraiment.
_______
À quoi sert-on, au juste ?
Que produit-on, concrètement ?
Et surtout : est-ce que cela fonctionne ?
_______
Ces questions-là, on ne les pose presque jamais.
Pas par manque d’intelligence.
Par manque de temps.
_______
Il faut faire tourner la machine.
Audience après audience.
Dossier après dossier.
Décider.
Classer.
Passer au suivant.
_______
Et dans ce mouvement continu,
il n’y a plus de place pour l’essentiel.
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On dit : on n’a pas le temps.
Mais c’est précisément parce qu’on ne prend pas ce temps
que rien ne change.
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Alors on continue.
On ajuste.
On renforce.
On accélère.
Sans jamais s’arrêter sur la question de fond.
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Et pourtant, tout est là.
_______
Une justice qui ne se questionne plus
devient une mécanique.
Efficace, parfois.
Mais aveugle.
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Poser les vraies questions,
ce n’est pas ralentir la justice.
C’est lui redonner un sens.
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Sinon, on juge.
Beaucoup.
Mais on ne comprend plus vraiment pourquoi.
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_______
La remise en cause du fonctionnement de la justice pénale requiert de poser les vraies questions qui obligent à réfléchir en profondeur ?
Ces questions fondamentales auxquelles on ne réfléchit jamais parce qu'il faut faire tourner la machine judiciaire.
Parce qu'on a pas que ça à faire ... précisément parce qu'on ne se pose pas les vraies questions.
... pour qu'elle devienne une "justice performante"
Libérons la justice… pour qu’elle devienne performante.
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Mais au fond,
une justice performante, c’est quoi ?
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Ce n’est pas une justice qui va plus vite.
Ni une justice qui frappe plus fort.
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C’est une justice qui sait.
Qui sait ce qu’elle peut.
Et ce qu’elle ne peut pas.
Et qui agit en conséquence.
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Une justice performante ne se raconte pas d’histoires.
Elle regarde les êtres humains tels qu’ils sont.
Pas tels qu’on voudrait qu’ils soient.
Avec leurs trajectoires.
Leurs fragilités.
Leurs environnements.
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Elle ne simplifie pas.
Parce que simplifier,
c’est souvent se tromper.
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Une justice performante protège.
Vraiment.
Pas en donnant l’illusion d’agir.
Mais en produisant des effets réels.
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Elle sait une chose essentielle :
Punir sans comprendre,
c’est préparer la suite.
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La récidive n’est pas un accident.
C’est souvent une conséquence.
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Alors elle ne choisit pas entre fermeté et intelligence.
Elle exige les deux.
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Moins de réflexes.
Plus de lucidité.
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Une justice performante,
ce n’est pas une justice parfaite.
C’est une justice qui accepte de voir clair.
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Une justice performante, ce serait quoi ?
Une justice performante, ce serait une justice qui :
- connait ses limites et agit en conséquence
- appréhende avec réalisme les êtres humains et les environnements dans lequels ils progressent
- protège les victimes parce qu'elle sait que punir sans comprendre mènera inévitablement à la récidive.
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A titre d'exemple de ce qui pourrait constituer un des piliers d'une justice performante, je cite le magistrat Jacques VERIN qui écrit :
(Jacques VERIN, magistrat et secrétaire général de la Société internationale de criminologie et du Centre de recherche de politique criminelle, "Délinquants et victimes", Le Monde diplomatique, janvier 1985, pages 19 et 20)
La politique criminelle de réinsertion sociale des délinquants et la politique de protection des victimes, loin de s’opposer, se complètent mutuellement et procèdent du même esprit.
La véritable opposition, ce n’est pas celle qu’on a si souvent mise en avant entre un laxisme dangereux et une sévérité protectrice des citoyens,
c’est celle qui existe entre
- une politique désincarnée, qui ne raisonne qu’à l’aide de catégories abstraites en vertu de raisonnements et d’hypothèses contredites depuis des siècles par les faits,
et
- une politique qui s’adresse à des êtres humains, qu’ils soient victimes ou délinquants, et qui tienne compte de leur diversité pour être à la fois efficace et humaine.
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Le magistrat Jacques VERIN a écrit ces lignes merveilleuses en 1985. Il est décédé en 2012. Qu'attendons nous ?
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